Une radio locale qui aime les livres
Il existe dans le pays vannetais une radio locale particulièrement dynamique, plumFM 102.1 ( www.plumfm.net) qui aime les livres et qui cherche à faire partager le plaisir de lire. Son émission Les livres ont des oreilles, qu'il est facile de podcaster, est animée par Christine que j'ai rencontrée au salon de Loudéac et qui m'a fait le plaisir de sélectionner un de mes polars, Papillons de mort sur la Cöte d'Amour, pour en lire des extraits au mois de novembre 2012. Les amoureux du canal de Nantes à Brest apprécieront notamment dans les podcasts sa lecture d'un livre consacré à Montertelot (56) et à l'histoire de la navigation fluviale.
Salon de Loudéac
Invité par la librairie La Plume d'Or de Loudéac (22) j'ai eu le plaisir de participer le dimanche 13 mai 2012 au salon de Loudéac intitulé Le Printemps des Livres. L'organisation parfaite, la chaleur de l'accueil, l'affluence, les échanges avec le public, les animations, font de ce salon une réussite exemplaire, tout comme celui de Kercabellec-Mesquer (44) qui se déroule le dimanche 05 août.
Prochaines signatures
Je signerai mes quatre polars Pot-pourri à la fleur de sel, Papillons de mort sur la Côte d'Amour, Le Crabe Vert vous salue bien, Les loups de Beg-er lann dans trois départements bretons au cours du mois d'août 2012 :
vendredi 03 août Hennebont (56) Espace Culturel Leclerc
samedi 04 août Pornic (44) Leclerc
dimanche 05 août salon de Kercabellec Mesquer(44)
lundi 06 août Auray (56) Leclerc
mardi 07 août Etel (56) Presse La Taverne
mercredi 08 août Concarneau (29) Leclerc
jeudi 09 août Quimperlé (29) Leclerc
vendredi 10 août Trignac (44) Auchan
samedi 11 août Vannes Leclerc
dimanche 12 août Saint-Marc-sur-mer (44) Maison de la Presse
lundi 13 août Belz (56) SuperU
mardi 14 août Quiberon (56) Librairie Port-Maria
jeudi 16 août Trignac (44) Cultura
vendredi 17 août Pontchâteau (44) Leclerc
samedi 18 août Guérande (44) Leclerc
mercredi 22 août Pornichet (44) Maison de la Presse
samedi 25 août Quimper (29) Leclerc
Le dernier-né
Les Editions D'Orbestier viennent de publier mon dernier polar
Le Crabe Vert vous salue bien
Le Crabe Vert vous salue bien
Roger Coupannec
présentation
Le titre
A l’origine du titre et même de l’idée du roman il y a une rencontre avec un pêcheur lorientais avec qui je bavardais lors d’une séance de dédicaces. A ma grande surprise il pêchait à l’aide de casiers non pas des homards, des bouquets ou des araignées mais des crabes verts. Et il gagnait bien sa vie. Or on m’avait toujours dit que ce crabe ne valait rien du tout. Je suis allé faire des recherches sur internet et, si j’ai découvert l’intérêt économique du crabe vert, j’ai appris aussi que ce petit animal dont la taille dépasse rarement 10 cm et que je croyais sédentaire de nos côtes est un destructeur terrible qui sévit maintenant sur les cinq continents. Le contraste était si fort que j’ai baptisé de son nom mon assassin. « Le crabe vert vous salue bien », on dirait une salutation banale et amusante un peu comme « T’as le bonjour d’Alfred ». Mais celui qui se cache sous ce nom signe vite à Guérande un crime révoltant et alors plus personne ne rit.
L’histoire
Une jeune femme, Clélia, dont au début on ne sait pas grand-chose, vient chercher dans la presqu’île guérandaise la paix dont elle a un grand besoin. Elle pense que la peinture l’y aidera. On s’aperçoit que des gens bien mystérieux gravitent autour d’elle : un clochard aux semelles de nuit, un taximan hanté par le Sénégal, un facteur peut-être trop poète pour être honnête, des retraités peu causants, une famille décomposée, un ado roublard. Ajoutons son mari dont on se demande s’il part ou s’il revient. Et à qui Clélia écrit-elle une lettre quotidienne ?
Soudain le Crabe Vert fait irruption et la machine à tuer s’emballe sans qu’on en comprenne la raison ni qui la manoeuvre. Clélia semble bien devoir être la prochaine victime. Mais elle bénéficie du secours précieux de Jo Morel, le journaliste- enquêteur de La Vigie baptisé le fouille-marais. On devine qu’il viendra à bout du tueur. Mais à quel prix ?
Les personnages
C’est d’abord le retour de Jo Morel et de quelques personnages récurrents de mes précédents polars Pot-pourri à la fleur de sel et Papillons de mort sur la Côte d’Amour publiés chez l’éditeur D’Orbestier. Toujours aussi modeste, toujours aussi têtu, Jo Morel est encore aidé par Laurette Hennecat, la commissaire Hennecat, son amie de cœur, fine, lucide, belle. On retrouve aussi Jules, le patron rondouillard du Café des Quatre As au solide bon sens, le professeur Janvier expert en biologie animale et Jérémie Grondin le collègue de Jo Morel au journal La Vigie.
Parmi les nouveaux venus je citerai un taximan bavard, un facteur amateur de bouts-rimés, un ado fouineur qui a le foot dans la peau, des turfistes impénitents quasiment fauchés, un capitaine de gendarmerie ambitieux, des retraités pas très communicatifs, un juge dépourvu de jugeote, un clochard écrivain. Le personnage central est Clélia une jeune femme peu gâtée par la vie et affligée d’un mari égoïste et veule. Elle garde pourtant un tonus étonnant dans la tourmente. Enfin l’assassin, dont la motivation est surprenante.
Le décor
Nous sommes une fois de plus essentiellement dans la presqu’île guérandaise où vit le journaliste Jo Morel. L’histoire promène le lecteur du Pouliguen à Guérande, de Batz-sur-Mer à Saint-Lyphard ou à Saint-Nazaire. Mais c’est en quelques sorte un paysage reconstruit comme le ferait un peintre dans la nature. Par exemple la voie romaine où s’aventure Clélia existe bien mais pas le village de La Grée Baron qui est de mon invention, je restitue des quartiers de Guérande, les quais de Saint-Nazaire, les environs de Batz-sur-Mer mais pour créer une atmosphère, sans m’attarder à de longues descriptions. J’emmène même Jo Morel du côté de Versailles, mais sans faire visiter le château !
Le travail d’écriture
J’essaie avant tout de bien raconter une histoire. Cela semble aller de soi mais rien n’est simple. La récompense de l’auteur est évidemment l’intérêt que peut prendre le lecteur à l’intrigue, aux personnages, au style. J’essaie de ne pas choisir une intrigue trop compliquée, je la veux vraisemblable mais pas ordinaire.
Mes personnages, eux, sont des gens ordinaires, croqués dans la vie de tous les jours, qui sont plongés dans une situation extraordinaire, celle des crimes. Pour ce qui est de l’assassin, j’ai essayé de montrer comment on peut vite basculer dans le sordide.
Mon écriture est une respiration et le vocabulaire, la syntaxe, la grammaire parfois, varient selon les situations. Je fais une part importante aux dialogues à la fois pour rendre vivant le récit et pour traduire la personnalité des acteurs du drame qui se joue.
Mon parti-pris est avant tout de distraire. Des morts dans un polar, quoi de plus naturel ? Mais je ne nage pas dans l’hémoglobine, ni dans l’horreur ou le fantastique. Chacun ses goûts. J’aime introduire dans mes histoires une intrigue amoureuse et garder parfois une certaine distance ironique par rapport aux événements que je choisis. Je reste fidèle à mon cocktail : mort, amour, humour.




